HISTOIRE
DU MONT SAINTE-ODILE
(La
vie de Sainte-Odile
et sa légende
sont connues
grâce à un
texte anonyme écrit
peu avant 950)
Période
romaine
Une
chronique médiévale
appelée le lieu "Altitona".
La présence romaine
n’est pas formellement
attestée, mais
l’intérêt
du lieu n’a pas
du échapper aux
Romains.
Période mérovingienne
Au
VIIe siècle,
le duc d'Alsace Adalric
(Etichon), duc mérovingien,
règne
sur l’Alsace. En
l'an 662 à Obernai
(Bas-Rhin), son épouse
Bereswinde lui donne
un enfant premier-né.
Etichon qui souhaitait
avoir un fils fut grandement
déçu à la
naissance d'une petite
fille chétive,
de surcroît aveugle.
Il décida de faire
mourir cette enfant qui
déshonorait sa
famille. Mais Bereswinde,
la femme d'Adalric, confia
le bébé en
cachette à une
nourrice qui l'éleva
pendant douze ans, avant
de l'envoyer au monastère
de Balme (aujourd'hui
Baume-les-Dames, situé entre
Besançon et Montbéliard).
L'enfant
n'était
pas encore baptisée.
A l'âge de 12 ans,
son oncle Saint-Erhard,
moine irlandais et évêque
d'Ardagh (Comté de
Longford), itinérant
en Bavière, eut
une vision dans laquelle
Dieu lui ordonnait de
se rendre à Baume-les-Dames
afin de procéder à ce
baptême. Au moment
même où l'huile
sainte touchait les yeux
de la petite fille, celle-ci
retrouva la vue et on
lui donna comme nom Odile
(fêtée le
14 décembre),
qui signifie "Fille
de Lumière".
Quelques
temps après,
Odile désire rentrer
auprès de ses
parents. Son frère
Hugues décide
de la chercher malgré la
défense formelle
d'Etichon. Ce geste lui
valu la mort car lorsqu'il
ramena sa soeur, le père
dans un accès
de fureur, le tua.
Aussitôt saisi
de repentir, Etichon
reçoit Odile dans
son château. Il
projette de la marier à un
jeune prince de son choix
mais Odile refuse car
elle s'est consacrée à Dieu.
Devant l'obstination
du père qui veut
la forcer au mariage,
elle s'enfuit. Etichon
poursuit ses traces et
la découvre cachée
dans les rochers de la
montagne, mais comme
il s'approche, le rocher
s'ouvre et donne asile à la
fugitive. L'évènement
se serait passé en
Forêt-Noire près
de Fribourg. Devant ce
miracle, Etichon s'incline
et Odile peut rentrer.
Le père pressé par
Saint-Léger, évêque
d'Autun et proche parent,
fait donation à sa
fille du château
de Hohenbourg, qui est
transformé en
monastère.
De
nombreuses filles viennent
se joindre à Odile
pour une vie de prière
et de charité.
Elle fonde alors Niedermunster,
au pied du Mont Sainte-Odile
pour y recueillir les
pauvres et les infirmes,
allant jusqu'à faire
jaillir d'un rocher une
source qui guérit
les malades. Les miracles
se font nombreux autour
d'elle et grâce à sa
prière, son père
est délivré des
flammes du purgatoire.
A
l'approche de la mort
d'Odile en l'an 720,
un ange vient l'assister.
A son décès,
les soeurs déposent
son corps dans un sarcophage
actuellement visible à la
chapelle Sainte-Odile.
Son tombeau restera intact à travers
toutes les épreuves
dont souffrira le couvent
au long des siècles.
Elle fut canonisée
au XIe siècle
par le pape Léon
IX, et proclamée « patronne
de l'Alsace » par
le pape Pie XII en 1946.
Période du Moyen
Age - Le "Hortus
Deliciarum"
A
plusieurs reprises
le monastère de
Hohenbourg est détruit
et reconstruit. L’Abbesse
Herrade de Landbderg
y compose aux environs
de 1195 le "Hortus
Deliciarum", "jardin
des délices",
sorte de florilège,
en tout cas l’un
des plus beaux manuscrits
d’Europe dont l’original
sera, malheureusement,
la proie des flammes
au siège de Strasbourg
en 1870.
Le sentier du CHEMIN
DE LA CROIX
Avant
de pénétrer
dans l'abbaye, on peut
emprunter un sentier
longeant les rochers
sur lequel se situe le
monastère. Ce
sentier est jalonné de
14 magnifiques plaques
en céramique réalisées
par le célèbre
céramiste Alsacien
Léon
ELCHINGER de Souffelweyersheim
et représentant
le Chemin de Croix.