TOPOGRAPHIE
Les Vosges et
la plaine d'Alsace
L'Alsace
couvre une surface
de
8 280 km² (190
km de long sur
50 km de large
soit 1,5% de la
superficie de la
France), ce qui
en fait la plus
petite des régions
administratives
de France métropolitaine,
la Corse ayant à peu
près la
même surface.
Elle s'étend
du sud au nord
le long du Rhin
qui la borde à l'est. Elle
est limitée
au nord par la
rivière
Lauter, où commence
le Palatinat allemand,
et à l'est
par le Rhin, à la
droite duquel s'étend
le Bade-Wurtemberg,
au sud par la Suisse,
au sud-ouest par
la région
Franche-Comté et à l'ouest
par la région
Lorraine.
Son
espace est découpé en
plusieurs ensembles
de relief :
A l'est, la plaine
d'Alsace drainée
par l'Ill et consacrée à la
grande culture
céréalière.
La forêt
y occupe encore
des espaces importants
: forêt de
Haguenau au nord
et celle de la
Hardt au sud
Entre le Rhin
et l'Ill, le Ried.
Cette zone marécageuse
et humide conserve
ses caractères
naturels remarquables
façonnés
par le vieux fleuve
autrefois sauvage
(forêts rhénanes
parcourues par
les bras du Rhin,
prairies inondables,
sources phréatiques,
rivières),
où réserves
naturelles et sites
protégés émerveillent
l'âme sensible.
A
l'ouest dominent
les Vosges ou le
massif vosgien
entaillés
de larges vallées
des affluents de
l'Ill ; ici ce
sont les pâturages
d'altitude (Hautes
Chaumes) qui alternent
avec la forêt
; le Grand Ballon
1424 m (ex. ballon
de Guebwiller)
est le point culminant
de l'Alsace, situé dans
le Haut-Rhin ;
les collines sous-vosgiennes
font le lien entre
les deux ensembles.
Ce piémont
vosgien est occupé par
le vignoble alsacien.
Le Sundgau, région
de collines au
sud de Mulhouse,
le Jura alsacien à l'extrême-sud
de la région.

Plan
de l'Alsace
 GEOLOGIE
L'Alsace
est la partie
occidentale
de la plaine
du Rhin située
sur sa rive
gauche. C'est
un fossé d'effondrement,
appelé aussi
rift ou graben,
d'âge
oligocène,
associé à ses épaulements
latéraux
: les Vosges
et la Forêt-Noire.
Le massif du
Jura, formé par
glissement
(induit par
la surrection
alpine) de
la couverture
mésozoïque
sur les formations
triasiques
("couches
savon")
recoupe la
région
de Belfort.
Le
fossé rhénan
s'est effondré durant
le tertiaire,
en conséquence
la région
a été plusieurs
fois envahie
par la mer,
ce qui explique
une sédimentation
variée
: marne, calcaire,
sel gemme,
marbre. De
plus, au quaternaire,
des dépôts éoliens
de lœss
ont lieu.
Le Sundgau qui était alors un vaste plateau calcaire a été recouvert
par les mers secondaires, au commencement de l'ère tertiaire. Au début
de l'oligocène, on assiste à un affaissement du fossé rhénan à l'origine
de la pénétration marine. À la fin de l'oligocène,
la mer se retire définitivement laissant des dépôts de
sédiments très fins. À la fin du tertiaire et au début
du quaternaire le surélèvement des Vosges et de la Forêt
Noire entraîne la formation du Jura qui est le résultat de plusieurs
phases de plissements, entrecoupées par des phases d'érosion.
La nappe de cailloutis d'origine alpine que l'on trouve dans le Sundgau est
due à l'érosion très intense du Jura par le Rhin qui,
pris dans un couloir rejoignait alors l'actuelle vallée du Doubs. Ce
n'est que l'affaissement du fossé rhénan qui a modifié le
cours du Rhin et le régime hydrographique par les phénomènes
de capture.
Les Vosges sont constituées au Nord par du grès (plateau lorrain)
et au Sud par du granite ; les granites sont des structures hercyniennes exhumées
lors des soulèvements latéraux conjoints à l'effondrement
du rift.
Le Jura, soulevé plus tardivement (au Miocène) est constitué de
calcaires et de marnes d'âge le plus souvent jurassique, donc beaucoup
plus anciens que les formations de la plaine alluviale du Rhin.
Des
gisements de
pétrole
ont été exploités
au nord (à Pechelbronn,
près
de Niederbronn-les-Bains,
l'un des premiers
gisements au
monde à être
exploité,
en 1740), ainsi
que des gisements
de potasse
datant de l'oligocène
près
de Mulhouse.
Des mines d'argent
ont également été exploitées
jusqu'au début
de XXe siècle
près
de Sainte-Marie-aux-Mines.
La
structure tectonique
du sous-sol
(fossé d'effondrement)
explique une
certaine activité sismique.
La zone la
plus active
sur le plan
sismique en
Alsace est
le Sundgau
dans le sud
du Haut-Rhin,
tant par le
nombre que
par l’intensité des
séismes
qui l’ont
touché.
Ce territoire
a été frappé par
plusieurs séismes
d’intensité supérieure à VI.
Le plus dévastateur
fut celui de
Bâle
du 18 octobre
1356 (intensité épicentrale
VIII-IX),d'une
ampleur inédite
en Europe de
l’ouest.
Bien que moins
soutenue, l’activité sismique
du fossé rhénan
est significative
et apparaît
plus forte
que celle des
régions
voisines. Une
dizaine de
séismes
d’intensité supérieure à VI
sont à dénombrer,
dont le plus
récent
date du 15
juillet 1980.
Le massif vosgien
ne montre qu’une
activité sismique
diffuse et
peu intense.
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