Près
de trois cents
forteresses rythment
les contreforts
des Vosges, rappelant
que la région
est une terre
d'enjeu et de
conflits. Le
château
du Haut-Koenigsbourg,
situé à 757
mètres
d'altitude sur
le sommet du
Staufenberg à hauteur
de Sélestat,
les domine toutes
et impose sa
silhouette caractéristique
sur le paysage.
Son histoire
est d'une richesse
peu commune.
Médiévale,
moderne et contemporaine,
elle couvre près
d'un millénaire.
Ce château
fort érigé aux
XIIe et XVe siècles,
détruit
au XVIIe, a été l'objet
d'une importante
restauration
au début
du XXe siècle.
Reconstitué dans
son état
le plus spectaculaire
et le plus complet,
il fait depuis
lors l'admiration
de nombreux visiteurs.
S'il
est le produit
de plusieurs époques,
le Haut-Koenigsbourg
est également
situé aux
confins de deux
aires géographiques.
Construit vers
le début
du XIIe siècle,
le site comprend
des fortifications
qui permettent
de surveiller
la route d'Alsace
du Nord au Sud
et l'un des axes
principaux d'Est
en Ouest, à la
frontières
occidentale du
gigantesque empire
des Hohenstaufen.
Il est devenu
français
après
sa ruine. A la
fin du XIXe siècle,
la ville de Sélestat
l'offrait à Guillaume
II, qui le fit
restaurer afin
qu'il devienne
un monument majeur
du patrimoine
allemand. Mais,
dix ans après
son inauguration,
il était
de nouveau français,
ou plutôt
alsacien, tant
les ouvriers
et les artisans
locaux qui ont
participé à sa
restauration
y ont laissé leur
empreinte. Au
centre de la
plaine d'Alsace,
il est aujourd'hui
le symbole d'une
région
et rappelle les épisodes
les plus marquants
de l'histoire
européenne.
Le Haut-Koenigsbourg
est donc un monument
essentiel du
patrimoine ancien
et moderne par
la beauté de
son site, la
force de son
architecture
et la richesse
de sa mémoire.