Construit
au début
du XIe siècle
par le seigneur
Réginbold
de Ribeaupierre,
le château
Saint-Ulrich
se trouve à 530
mètres
d'altitude au-dessus
de Ribeauvillé et
fait partie des
trois forteresses
(le Haut-Ribeaupierre
et le Girsberg)
qui s'élèvent
sur la colline
dominant la bourgade,
dans une quasi
symétrie à droite
du château
de Girsberg.
C'est le château-fort
le plus imposant
et sa position
n'est pas sans
rappeler celle
de la forteresse
toute proche
du Haut-Kœnigsbourg.
Il
fut l'un des
fiefs du Saint
Empire romain
germanique et
contrôlait
la route reliant
la plaine d'Alsace à la
haute vallée
de Lièpre.
Du XIe siècle
au XVIe siècle
ce fut la principale
résidence
des puissants
sires de Ribeaupierre
sous la régie
de l'empereur
Henri III. Il
devait sans doute
exister un autre
château
sur le même
emplacement qui
appartenait en
1114 à l'évêque
de Bâle.
Il
est occupé militairement
par Henri V du
Saint-Empire
qui s'en sert
comme point d'appui
dans sa guerre
contre les Eguisheim.
Il est rendu
ensuite à l'évêque
de Bâle
qui le restitue
aux Ribeaupierre.
Anselme II de
Ribeaupierre
qui chassa les
autres membres
de sa famille
du château,
y soutint victorieusement
deux sièges
en 1287 contre
Rodolphe de Habsbourg,
roi d'Allemagne
et en 1293 contre
le roi Adolphe
son successeur.
C'est
un château
d'une très
belle architecture
militaire du
Moyen Age en
Alsace qui comprenait
un donjon érigé au
XIIe siècle
et un logis avec
cheminée.
A la même époque,
le château
s’agrandit
notamment d’une
tour d’habitation
et de sa fameuse
salle des chevaliers
qui fut
décorée
de 9 belles fenêtres
de style roman
au XIIIe siècle
que l'on peut
encore apercevoir.
Vers 1435, s'y
ajouta la chapelle
consacrée à Saint-Ulrich, évêque
d'Augsbourg et
membre de la
dynastie des
Ribeaupierre
qui servit dans
les armées
de René d'Anjou.
En
1487, une célèbre
prisonnière,
la dame Cunégonde
d'Hungerstein
fut enfermée
dans le donjon.
On lui reprochait
d’avoir
tué son
vieux mari, le
sire Guillaume
d’Hungerstein,
pour récupérer
son héritage
et continuer à mener
grande vie. Elle
fut condamnée à être
noyée,
mais réussira à s’en échapper
grâce à la
complicité de
son guetteur.
Elle se réfugia
alors en Suisse.
Le sire de Ribeaupierre,
landvogt d’Alsace
et suzerain de
Hungerstein,
la retrouva et
la remis dans
son donjon où elle
mourut plus de
vingt ans après.
La
famille des Ribeaupierre
quitta ce château
au XVIe siècle
pour un château
de style Renaissance à la
frontière
de Ribeauvillé.
Les princes de
Birkenfeld et
de Deux-Ponts
assurent la succession
en 1673. Par
la suite, le
château
est ruiné et
démantelé durant
la guerre de
trente ans.
Les
vestiges actuellement
visibles datent
de plusieurs époques
: le donjon carré et
le corps de logis
sont datés
du XIIe siècle,
la salle des
chevaliers et
la grande tour
d'habitation
du XIIIe siècle
alors que la
barbacane d'entrée
et l'enceinte
extérieure
datent du XIVe
siècle.
Le dernier étage
du château
a aujourd'hui
disparu.