Soir
sur la Mer Noire
( à Joëlle
)
Ce
soir est grave et
doux sur la mer opaline,
Un vent léger s’amuse à lever
tes cheveux.
Le soleil au zénith leur prête
mille feux
Et le voilier glissant
rend l’image
divine.
Par-delà le
bateau deux nuages
narquois
S’en vont, vagabondant au-dessus de nos têtes
Mais nous sommes
sans peur, ne craignant
ni tempêtes
Ni le jour décoiffant
les vagues de guingois.
Oh
! regarde là-bas le grand dauphin qui plonge,.
On dirait qu’il s’approche pour mieux nous saluer.
Mais a t-il peur de nous ne pouvant évaluer
L’amitié habitant nos têtes sans mensonge ?
Tant
pis, nous reviendrons,
nous aimons ces déserts.
Demain nous partirons, en douce, sans la foule.
Et, complice en secret, c’est l’eau sombre qui coule
Qui mènera nos cœurs vers d’autres univers…
Ta
maman
(poème © Andrée
Taillandier)
