MITO
Le
jazz manouche
est en
deuil d'un
grand guitariste
qui emporte
avec lui
son style
roots et
purement
traditionnel.
Considéré comme faisant partie
de la troisième génération
des musiciens de jazz manouche, Mito Loeffler
meurt le 5 novembre 2011 lors d'un transport vers l'hôpital de
Mulhouse faisant suite à un malaise
cardiaque survenu chez lui au camp manouche
de Zillisheim.
"Quand
il jouait,
il était
toujours
gai, souriant.
C'était
pour lui
le moment
le plus
joyeux",
se souvient
Titine,
son épouse.
Né à Sierentz
en 1961,
Mito était
arrivé à Zillisheim
l'année
suivante.
Tournées
mises à part,
c'est là qu'il
a passé toute
son existence,
dans sa
caravane,
au sein
de la communauté tzigane
installée à l'orée
de la commune.
Chez
les manouches,
la musique
est un
art de
vivre et
un héritage
familial.
Le père
de Mito,
violoniste
réputé,
jouait également
de la guitare,
instrument
qu'il commence à apprivoiser
vers l'âge
de 10 ans.
Quatre
ans plus
tard, il éprouve "un
choc" en
découvrant
Biréli
Lagrène
: le Bas-Rhinois,
qui deviendra
la star
du jazz
manouche
contemporain,
n'a encore
que 9 ans,
mais la
maestria
de l'enfant
prodige
convaincra
son aîné de
consacrer
sa vie à la
musique.
Mito
débute
dans les
restaurants
et bars
des environs,
notamment à Mulhouse.
Au milieu
des années
90, il
commence à se
faire connaître
hors d'Alsace,
en jouant
sous son
propre
nom, au
sein de
divers
groupes
(notamment
le trio
parisien
Swing Belleville
ces dernières
années),
ou en participant à des
enregistrements.
Ses tournées
l'amèneront
de plus
en plus
loin :
vers le
sud de
la France,
la région
parisienne,
la Grande-Bretagne,
l'Italie,
la Belgique
...
Mito était un parent éloigné de ma famille, toujours présent pour aider et soulager les maux par son sourire malgré sa grande timidité.
Tout
comme Django, repose en paix et
joue pour
nous tous
...
Je ne t'oublierai jamais Mito
Tailouana

|