POEMES
DE JOSEPH DOERR dit "Coucou
Doerr"
(peintre,
conteur, musicien manouche)

Tu
façonnerais
au métal perdu
L'amour
d'un pays qui n'existe
plus
Comme
poésie jaillie
de tes lèvres
De
ta main Gitan coule
une lumière
Forme
relief donnée à la
matière
Ton
coeur est jumeau
ton esprit mon frère
Qui
voit effacer les
derniers tabous
D'un
peuple acharné le
rêve debout
D'un
peuple sans livre
sans écriture
Métal
pur et mystérieux
sous l'ordure..
Sa
peine infinie l'errance
murmure
Elle
en fit musique jamais
peinture
et
sa loi jamais n'acceptant
lecture
la
faudrait graver d'une
plume dure
Elle
brûle héritage
autre que de parole
jusqu'à toi.
Puisque
te vient ce nouveau
rôle
puisqu'il
est dit que justice
rétablirons
je
scelle ton poème
avec ses visions
Respectueux
de l'orale tradition
jalonné de
tableaux ils deviennent
chanson 
Oublieront-ils
la Gitanerie
dont
l'existence est en
esprit
Restera-t-il
marque tsigane
que
sur la cigarette
insane
Adieu
aux randonnées
sauvages
s'ils
parcourent Téléseptjours
avant
de faire un petit
tour
passés
de la course à la
cour
comme
des pur sang au dressage. 
(extrait
de son livre "où vas-tu
Manouche ?")
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